Survoler des aérodromes équipés de treuils pour le lancement de planeurs ou d’activités parachutistiques – ce n’est pas une bonne idée.
Les aérodromes sont généralement des éléments du terrain facilement reconnaissables en vol à vue. Ils ne constituent toutefois des points de référence que dans certaines conditions, notamment lorsque des vols à voile avec décollage au treuil ou des vols en parachute ont lieu. Le risque de collision est alors considérable, tant pour les aéronefs qui survolent la zone que pour les planeurs qui décollent.
La situation est particulièrement critique pour le planeur qui décolle au treuil :
- avant et pendant le décollage, la visibilité vers le ciel est fortement réduite.
- Lors d’un décollage au treuil à forte pente, la visibilité horizontale vers l’avant est quasi nulle, la visibilité latérale est réduite et il n’y a aucune visibilité vers l’arrière et vers le haut.
- La direction et la vitesse sont largement déterminées, il est pratiquement impossible d’éviter une collision.
- Une chaîne d’alerte via le chef de piste et le conducteur du treuil est souvent trop lente en cas d’arrivée soudaine d’un autre aéronef.
Cela crée une situation particulièrement dangereuse lorsque des aéronefs survolent l’aérodrome à basse altitude ou effectuent des circuits d’aérodrome de manière non coordonnée.
La communication augmente la sécurité
Un facteur de sécurité essentiel est la prise de contact radio en temps utile avec l’aérodrome concerné. En écoutant activement et en communiquant sa propre position, il est possible de mieux évaluer la situation du trafic. Quiconque souhaite survoler un aérodrome à proximité doit donc :
- se connecter à temps à la fréquence de l’aérodrome,
- suivre attentivement les communications radio,
- communiquer sa position si nécessaire,
- imaginer mentalement la position de l’autre aéronef à chaque message entendu.
Respecter la distance de sécurité
Comme les décollages au treuil ne sont généralement pas annoncés sur la fréquence de l’aérodrome, il ne faut jamais survoler la zone de l’aérodrome, y compris les boucles, à une altitude inférieure à 600 m / 2000 ft AGL. Il est encore mieux de contourner largement les aérodromes, en particulier ceux connus pour leurs opérations de treuil et de parachutisme. En effet, il faut également s’attendre à un trafic intense dans le circuit d’aérodrome. Une action prévoyante, une observation constante de l’espace aérien et une communication claire sont des éléments décisifs pour la sécurité aérienne.
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